Que vous souhaitiez investir dans des sociétés cotées en bourse ou dans des entreprises non cotées à fort potentiel, ce guide vous explique tout ce que vous devez savoir : les mécanismes de l'actionnariat, les étapes concrètes pour acheter des actions, les risques à anticiper et la fiscalité applicable.
Pourquoi devenir actionnaire ?
Les avantages financiers de l'actionnariat
Devenir actionnaire d'une entreprise, c'est acquérir une fraction de son capital et bénéficier directement de sa création de valeur. Les gains potentiels se matérialisent sous deux formes principales : les dividendes, qui sont une part des bénéfices distribués régulièrement aux actionnaires, et les plus-values, générées par la hausse du cours de l'action dans le temps.
Sur le long terme, les actions constituent historiquement la classe d'actifs la plus performante. Les marchés actions mondiaux ont délivré un rendement réel annualisé de 5 à 7 % sur les 100 dernières années, surperformant largement l'immobilier, les obligations ou les livrets d'épargne réglementés. Pour un investisseur patient et discipliné, l'actionnariat est un levier de constitution de patrimoine particulièrement efficace.
Au-delà du coté, l'investissement dans des entreprises non cotées offre un potentiel de rendement encore supérieur. Les fonds spécialisés dans le non coté les plus rentables ont historiquement affiché des performances de 10 à 15 % brut annuel sur des horizons de 10 ans, en contrepartie d'une liquidité plus limitée.
Acquisition de droits et influence dans l'entreprise
Être actionnaire ne se résume pas à percevoir des rendements financiers. C'est aussi détenir des droits fondamentaux au sein de l'entreprise. Parmi les plus importants figurent le droit de vote en assemblée générale, le droit à l'information sur la situation financière de la société, le droit aux dividendes lorsqu'ils sont distribués, et le droit au boni de liquidation en cas de dissolution de la société.
La portée de ces droits dépend directement de la part du capital détenue. Un actionnaire majoritaire contrôle les décisions stratégiques. Un actionnaire minoritaire dispose de droits plus limités mais peut néanmoins exercer une influence réelle, notamment via des pactes d'actionnaires dans les sociétés non cotées.
Note : Il n’est pas indispensable de prendre part à l’activité de l’entreprise en tant qu’actionnaire !
Les différentes types d'actionnariat
Actionnaires individuels vs actionnaires institutionnels
Les actionnaires individuels, aussi appelés actionnaires particuliers ou retail investors, investissent leur épargne personnelle directement en actions. Ils représentent une part minoritaire des volumes échangés en bourse, dominés par les investisseurs institutionnels.
Les actionnaires institutionnels, tels que les fonds de pension, les compagnies d'assurance, les fonds souverains ou les sociétés de gestion, investissent des capitaux considérables pour le compte de leurs clients ou bénéficiaires. Leur poids dans le capital des grandes entreprises cotées est souvent déterminant pour les décisions de gouvernance.

Actionnaires minoritaires vs actionnaires majoritaires
Un actionnaire majoritaire détient plus de 50 % du capital et contrôle donc les décisions ordinaires de l'entreprise. Au-delà de 66,67 %, il contrôle également les décisions extraordinaires (modification des statuts, augmentation de capital, fusion). C'est généralement le cas du fondateur d'une startup ou d'un groupe industriel familial.
Un actionnaire minoritaire détient moins de 50 % du capital. Dans les sociétés cotées, même une participation de 1 à 5 % peut représenter une influence significative. Dans les sociétés non cotées, le pacte d'actionnaires est l'outil clé pour définir les droits et protections des minoritaires : droit de préemption, clause de sortie conjointe, droit d'information renforcé.
Actionnaires en bourse vs Actionnaires non coté
Devenir actionnaire d'une entreprise cotée en bourse et investir dans une société non cotée sont deux expériences d'investissement fondamentalement différentes, aussi bien dans leur accessibilité que dans leur logique de création de valeur.
Liquidité et accessibilité
L'actionnaire en bourse bénéficie d'une liquidité immédiate : il peut acheter ou revendre ses titres en quelques secondes, à tout moment des heures de cotation, pour des montants aussi faibles que quelques dizaines d'euros. Cette accessibilité a été encore renforcée par l'essor des plateformes de courtage en ligne et des néo-courtiers.
L'actionnaire non coté s'inscrit dans une logique radicalement différente. Son investissement est bloqué sur un horizon généralement compris entre 5 et 10 ans, sans possibilité de sortie anticipée facile. En contrepartie de cette illiquidité, il bénéficie d'une prime de rendement structurelle : les fonds non cotés les plus rentables ont historiquement surperformé les marchés cotés de 3 à 5 points de rendement annualisé sur longue période.
Transparence et information
Les entreprises cotées sont soumises à des obligations de transparence très strictes imposées par les régulateurs (AMF en France, SEC aux États-Unis) : publication trimestrielle des résultats, information immédiate sur tout événement significatif, communication financière encadrée. L'actionnaire individuel dispose donc d'un accès à une information abondante, standardisée et vérifiable.
Dans le non coté, l'information est beaucoup plus limitée et asymétrique. L'investisseur particulier n'a généralement pas accès directement aux données financières des entreprises ciblées. C'est précisément pourquoi la qualité de l’intermédiaire financier sélectionné est déterminante : investir dans le non coté via un fonds géré par des professionnels expérimentés permet de bénéficier d'une expertise de sélection et d'un accès à des informations privilégiées que l'investisseur individuel ne pourrait jamais obtenir seul.
Influence et gouvernance
En bourse, un actionnaire individuel détenant 0,001 % d'un grand groupe comme LVMH ou TotalEnergies n'a aucune influence réelle sur la stratégie de l'entreprise. Son rôle est purement financier.
Dans le non coté, même un investisseur minoritaire peut exercer une influence concrète sur la gouvernance de l'entreprise, via les droits négociés dans le pacte d'actionnaires : siège au conseil d'administration, droit de veto sur certaines décisions, accès régulier au management. C'est une dimension qualitativement différente de l'actionnariat, qui rapproche l'investisseur de la réalité opérationnelle de l'entreprise.
Actionnaire d'une grande entreprise vs actionnaire d'une petite entreprise
La taille de l'entreprise dans laquelle on investit change profondément la nature de l'exposition, le profil de risque et le potentiel de création de valeur.

Stabilité vs potentiel de croissance
Les grandes entreprises cotées, souvent appelées large caps, offrent une stabilité relative : elles disposent de positions concurrentielles établies, de flux de trésorerie récurrents et versent fréquemment des dividendes réguliers. Pour un actionnaire cherchant des revenus passifs prévisibles, elles constituent une base solide. En contrepartie, leur potentiel de croissance est naturellement plus limité : une entreprise valorisée à plusieurs centaines de milliards d'euros ne peut structurellement pas doubler de valeur aussi facilement qu'une PME en forte croissance.
Les petites entreprises, qu'elles soient cotées sur des marchés spécialisés comme Euronext Growth ou non cotées, offrent un potentiel de croissance nettement supérieur. Un investissement dans une startup ou une PME à fort potentiel peut générer des rendements de plusieurs fois la mise initiale, en contrepartie d'un risque de perte totale bien réel si l'entreprise échoue.
Risque et diversification
Investir dans une grande entreprise revient à parier sur la pérennité d'un modèle économique éprouvé. Le risque de faillite est structurellement plus faible, même si des exemples comme Enron ou Lehman Brothers rappellent qu'il n'est jamais nul. La diversification naturelle des activités d'un grand groupe réduit également l'exposition à un choc sectoriel isolé.
Investir dans une petite entreprise concentre le risque sur un seul modèle, souvent en phase de validation, dépendant d'une équipe dirigeante réduite et d'un marché parfois étroit. Ce risque de concentration impose une logique de portefeuille : plutôt que de miser sur une seule PME, l'investisseur avisé diversifie sur plusieurs entreprises ou passe par un fonds spécialisé qui répartit le risque sur 10 à 30 participations.
Accès et modalités d'investissement
Les grandes entreprises cotées sont accessibles à tous via un simple PEA ou compte-titres. Les petites entreprises cotées sont accessibles via le PEA-PME, enveloppe fiscale dédiée aux sociétés de moins de 5 000 salariés et dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1,5 milliard d'euros.
Pour les petites entreprises non cotées, l'accès se fait via des fonds spécialisés (FCPI pour les entreprises innovantes, FIP pour les PME régionales, FPCI pour les investisseurs professionnels) ou directement via des plateformes de financement participatif en capital. Ces deux derniers canaux permettent aujourd'hui à des investisseurs particuliers d'accéder à des opportunités autrefois réservées aux seuls institutionnels.
Étapes pour devenir actionnaire
Comprendre le fonctionnement des marchés boursiers
La bourse est un marché organisé sur lequel s'échangent des titres financiers, dont les actions. En France, le principal marché actions est Euronext Paris, qui regroupe les entreprises cotées selon leur capitalisation boursière : le CAC 40 pour les plus grandes, le SBF 120 pour les valeurs intermédiaires, Euronext Growth pour les plus petites.
Le prix d'une action est déterminé en temps réel par la confrontation de l'offre et de la demande. Il reflète à tout instant les anticipations du marché sur la valeur future de l'entreprise. C'est pourquoi investir en bourse nécessite une compréhension minimale des fondamentaux économiques et financiers de l'entreprise ciblée.
Au-delà des marchés cotés, il est également possible de devenir actionnaire d'entreprises non cotées, via des fonds spécialisés, des plateformes de financement participatif ou des clubs d'investissement. Ce segment, longtemps réservé aux institutionnels, est aujourd'hui progressivement accessible aux investisseurs particuliers avertis.
Comment acheter des actions : mode d'emploi
Pour acheter des actions cotées, il faut d'abord ouvrir un compte d'investissement auprès d'un intermédiaire financier agréé : banque traditionnelle, courtier en ligne ou néo-courtier. Les principales enveloppes disponibles en France sont le Plan d'Épargne en Actions (PEA), le compte-titres ordinaire (CTO) et le PEA-PME dédié aux petites et moyennes entreprises.
Une fois le compte ouvert et alimenté, l'achat d'actions s'effectue via un ordre de bourse. Il existe plusieurs types d'ordres : l'ordre au marché (exécution immédiate au meilleur prix disponible), l'ordre à cours limité (exécution uniquement si le prix cible est atteint) et l'ordre stop-loss (vente automatique si le cours chute sous un seuil défini).
Où acheter des actions ?
Bourses et plateformes en ligne
Les plateformes de courtage en ligne ont démocratisé l'accès à l'investissement en actions. Parmi les acteurs les plus utilisés en France figurent Boursorama, Fortuneo, Saxo Banque ou encore des néo-courtiers comme Trade Republic. Ces plateformes offrent des frais de transaction réduits, une interface intuitive et un accès à des milliers de valeurs cotées sur les principales bourses mondiales.
Le choix de la plateforme doit s'appuyer sur plusieurs critères : les frais de courtage, la gamme de marchés accessibles, la qualité de l'interface, les outils d'analyse disponibles et la solidité réglementaire de l'établissement (agrément AMF ou équivalent européen).
Achat d'actions en dehors de la bourse : marchés secondaires
Il est tout à fait possible de devenir actionnaire d'une entreprise sans passer par la bourse. Dans le cadre de l'investissement non coté, plusieurs voies existent : l'investissement direct dans une startup ou une PME via une augmentation de capital, la souscription à des fonds non cotés (FCPR, FPCI, FCPI, FIP), ou l'accès à des plateformes spécialisées dans le financement des entreprises en croissance.
Ces investissements présentent un potentiel de rendement supérieur aux marchés cotés sur le long terme, en contrepartie d'une liquidité plus faible et d'un horizon d'investissement plus long, généralement de 5 à 10 ans. C'est précisément dans ce segment que se concentre la valeur ajoutée des structures de gestion spécialisées, capables de sélectionner des intermédiaires références et des opportunités exclusives parmi les entreprises non cotées.
Devenir actionnaire via un club d'investissement
Un club d'investissement est une structure collective qui regroupe plusieurs investisseurs particuliers souhaitant mutualiser leurs capitaux et leurs expertises pour accéder à des opportunités d'investissement qu'ils ne pourraient pas atteindre individuellement. C'est une formule particulièrement adaptée à ceux qui souhaitent s'exposer au non coté sans avoir à sélectionner eux-mêmes les entreprises ou les fonds.
Le fonctionnement repose sur une logique simple : les membres du club investissent ensemble dans une sélection de participations, généralement dans des entreprises non cotées à fort potentiel. Les décisions d'investissement sont prises collectivement ou déléguées à une équipe de gestion spécialisée, selon la structure choisie. Chaque membre bénéficie ainsi d'une diversification immédiate sur plusieurs entreprises et secteurs, dès le premier euro investi.
C'est précisément le modèle qu'a développé Blast.Club. En tant que club d'investissement dédié au non coté, Blast.Club permet à ses membres d'accéder à une sélection rigoureuse d’opportunités exclusives du marché non coté. Ceci avec un ticket d'entrée accessible et une transparence totale sur les investissements réalisés. Là où un investisseur individuel devrait mobiliser plusieurs centaines de milliers d'euros pour accéder aux fonds non cotés de référence, le club mutualise les capitaux pour ouvrir ces portes à un cercle d'investisseurs plus large.
Les avantages du club d'investissement par rapport à l'investissement individuel en non coté sont multiples :
- La sélection des dossiers est assurée par une équipe expérimentée qui analyse et filtre les opportunités en amont, réduisant considérablement le risque lié à un mauvais choix de fonds.
- La diversification est immédiate : chaque membre est exposé à plusieurs fonds et plusieurs entreprises dès la souscription.
- La dimension communautaire apporte un accès à des ressources pédagogiques, des échanges entre membres et une compréhension approfondie des mécanismes du non coté, qui fait souvent défaut aux investisseurs abordant ce segment seuls.
Pour un investisseur souhaitant franchir le pas vers l'actionnariat non coté sans partir de zéro, rejoindre un club d'investissement structuré est aujourd'hui l'une des voies les plus accessibles, les plus diversifiées et les mieux encadrées disponibles sur le marché français.
Risques et considérations
Compréhension des risques associés
L'investissement en actions comporte des risques qu'il est indispensable de comprendre avant d'investir. Le risque de marché est le plus évident : la valeur d'une action peut baisser significativement, voire tomber à zéro en cas de faillite de l'entreprise. Le risque de liquidité concerne principalement les valeurs peu échangées ou les titres non cotés, qui peuvent être difficiles à revendre rapidement.
Le risque de concentration survient lorsqu'un portefeuille est trop exposé à une seule entreprise, un seul secteur ou une seule zone géographique. Enfin, le risque comportemental est souvent sous-estimé : les décisions prises sous l'effet de la peur ou de l'euphorie sont parmi les principales causes de sous-performance des investisseurs individuels.
Stratégies pour minimiser les risques d'investissement
La première stratégie de gestion du risque est la diversification : répartir ses investissements entre plusieurs entreprises, secteurs et zones géographiques permet de réduire l'impact d'une défaillance isolée sur la performance globale du portefeuille.
La deuxième stratégie est l'investissement progressif, aussi appelé dollar-cost averaging : investir régulièrement des montants fixes plutôt qu'une somme importante en une seule fois permet de lisser le prix d'acquisition moyen et de réduire l'impact de la volatilité à court terme.
Enfin, l'adoption d'un horizon long terme est probablement la protection la plus efficace contre la volatilité des marchés. Sur 20 ans, les marchés actions n'ont historiquement jamais généré de rendement négatif pour un investisseur diversifié et patient.
Conseils d'experts pour réussir
Erreurs communes à éviter
La première erreur est d'investir sans comprendre ce que l'on achète. Connaître le modèle économique, la position concurrentielle et les fondamentaux financiers d'une entreprise est la base d'un investissement éclairé. La deuxième erreur est de céder à l'émotion, en vendant ses positions lors d'une correction de marché ou en achetant au sommet par crainte de rater une hausse.
La troisième erreur, fréquente chez les débutants, est de négliger les frais. Des frais de courtage élevés, des frais de gestion excessifs ou une fiscalité mal optimisée peuvent amputer significativement la performance nette sur le long terme.

Comment diversifier son portefeuille
Une diversification efficace repose sur plusieurs dimensions complémentaires. La diversification géographique (Europe, États-Unis, marchés émergents) réduit l'exposition aux cycles économiques locaux. La diversification sectorielle (technologie, santé, énergie, consommation) protège contre les retournements propres à un secteur. La diversification entre actifs cotés et non cotés permet enfin d'accéder à des sources de performance décorrélées des marchés boursiers traditionnels.
Fiscalité et réglementations
Les implications fiscales de l'actionnariat
En France, les revenus tirés de l'actionnariat sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 %, aussi appelé flat tax, qui comprend 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ce taux s'applique aussi bien aux dividendes qu'aux plus-values de cession.
Sur option, le contribuable peut choisir l'imposition au barème progressif de l'IR, ce qui peut être plus avantageux pour les foyers faiblement imposés. Les dividendes bénéficient alors d'un abattement de 40 % avant imposition.
Le PEA offre une fiscalité particulièrement avantageuse : après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus). C'est l'enveloppe prioritaire pour tout investisseur en actions européennes sur le long terme.
Réglementations à connaître pour les actionnaires
Tout investisseur doit connaître quelques règles fondamentales. L'AMF (Autorité des Marchés Financiers) est le régulateur français des marchés financiers : elle encadre les intermédiaires, protège les investisseurs et sanctionne les abus de marché. Les opérations d'initiés, c'est-à-dire l'utilisation d'informations non publiques pour réaliser des opérations boursières, sont strictement interdites et pénalement sanctionnées.
Pour les actionnaires de sociétés non cotées, le pacte d'actionnaires est le document juridique central : il définit les droits et obligations de chaque partie, les conditions d'entrée et de sortie du capital, et les mécanismes de gouvernance. Sa rédaction doit être confiée à un avocat spécialisé.
Comment devenir actionnaire d’une entreprise en 5 étapes ?
Étape 1. Définissez votre profil investisseur Évaluez votre horizon d'investissement, votre tolérance au risque et votre capacité d'épargne mensuelle. Ces trois paramètres déterminent la stratégie d'actionnariat la plus adaptée à votre situation.
Étape 2. Choisissez la bonne enveloppe fiscale Si vous investissez en actions européennes, ouvrez un PEA en priorité pour bénéficier de l'exonération d'impôt après 5 ans. Complétez avec un compte-titres ordinaire pour les actions hors zone éligible PEA.
Étape 3. Construisez un portefeuille diversifié Ne concentrez pas votre capital sur une seule entreprise ou un seul secteur. Répartissez vos investissements entre plusieurs valeurs, zones géographiques et, si possible, entre actifs cotés et non cotés.
Étape 4. Adoptez une discipline d'investissement régulier Investissez des montants fixes à intervalles réguliers plutôt que de chercher à "timer" le marché. La régularité et la patience sont les deux qualités les plus déterminantes pour un actionnaire performant sur le long terme.
Étape 5. Explorez l'actionnariat dans les entreprises non cotées Pour les investisseurs souhaitant accéder à un potentiel de rendement supérieur, l'investissement dans des entreprises non cotées via des fonds sélectionnés par des experts est une piste sérieuse, accessible aujourd'hui via des structures spécialisées comme Blast.Club.
Points clés à retenir
- Moins de 7 % des ménages français détiennent directement des actions, contre 30 % aux États-Unis, révélant un fort potentiel de développement de la culture actionnariale en France.
- Les actions sont historiquement la classe d'actifs la plus performante sur le long terme, avec un rendement réel annualisé de 5 à 7 % sur 100 ans.
- L'investissement non coté offre un potentiel de performance supérieur, de l'ordre de 10 à 15 % brut annuel pour les fonds du 1er quartile, sur des horizons de 10 ans.
- Le PEA est l'enveloppe fiscale prioritaire pour investir en actions européennes : les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu après 5 ans.
- La diversification géographique, sectorielle et entre actifs cotés et non cotés est la stratégie la plus efficace pour réduire le risque global d'un portefeuille.
- Les dividendes et plus-values sont soumis au PFU de 31,4 % (flat tax), sauf option pour le barème progressif de l'IR.
- Dans les sociétés non cotées, le pacte d'actionnaires est l'outil juridique central pour protéger les droits des actionnaires minoritaires.
FAQ - Devenir Actionnaire d'une Entreprise
1. Comment devenir actionnaire d'une entreprise cotée en bourse ?
Il suffit d'ouvrir un compte d'investissement (PEA ou compte-titres) auprès d'un intermédiaire financier agréé, de l'alimenter en liquidités et de passer un ordre d'achat sur le titre souhaité via une plateforme de courtage.
2. Peut-on devenir actionnaire d'une entreprise non cotée ?
Oui. Il est possible d'investir dans des entreprises non cotées via des fonds spécialisés (FCPR, FPCI, FCPI), des plateformes de financement participatif ou directement dans le cadre d'une augmentation de capital. Ces investissements sont accessibles aux investisseurs particuliers avertis via des structures dédiées.
3. Quels sont les droits d'un actionnaire ?
Un actionnaire dispose du droit de vote en assemblée générale, du droit à l'information financière, du droit aux dividendes lorsqu'ils sont distribués, et du droit au boni de liquidation en cas de dissolution. L'étendue de ces droits dépend de la part du capital détenue.
4. Quelle est la fiscalité des dividendes en France ?
Les dividendes sont soumis au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Sur option, ils peuvent être imposés au barème progressif de l'IR avec un abattement de 40 %, ce qui peut être avantageux pour les foyers faiblement imposés.
5. Quelle est la différence entre un actionnaire minoritaire et majoritaire ?
Un actionnaire majoritaire détient plus de 50 % du capital et contrôle les décisions ordinaires de l'entreprise. Un actionnaire minoritaire détient moins de 50 % : ses droits sont plus limités mais peuvent être renforcés via un pacte d'actionnaires dans les sociétés non cotées.
6. Quel est le meilleur moyen de diversifier son portefeuille d'actions ?
La diversification efficace combine plusieurs dimensions : géographique (plusieurs zones mondiales), sectorielle (plusieurs industries), et entre actifs cotés et non cotés. L'investissement régulier et progressif complète cette stratégie en lissant le prix d'acquisition moyen.
7. Quels sont les risques principaux de l'actionnariat ?
Les principaux risques sont le risque de marché (baisse du cours), le risque de liquidité (difficulté à revendre), le risque de concentration (trop exposé à une valeur ou un secteur) et le risque comportemental (décisions prises sous l'émotion).
8. Le PEA est-il obligatoire pour investir en actions ?
Non, mais il est fortement recommandé pour les actions européennes, car il offre une exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans de détention. Le compte-titres ordinaire reste nécessaire pour investir hors zone PEA (actions américaines, asiatiques, etc.).
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