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6 milliards volés en 20 minutes : l'IA accélère le casse du siècle

6 milliards volés en 20 minutes : l'IA accélère le casse du siècle

Des milliards dérobés chez Binance aux frigos de supermarchés piratés, l'IA automatise les attaques à grande échelle. Plongée au cœur du nouveau Far West cyber.

Publié le
2026-11-08
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Coffres-forts blindés plongés dans le noir, ciblés par des lasers rouges avec une porte fracturée par effraction.

6 milliards volés chez Binance en 20 minutes. À qui le tour ?

Octobre 2026 restera-t-il dans l'histoire comme le mois noir de la cybersécurité ? Le 29 octobre dernier, des pirates ont vidé en 20 minutes 6,3 milliards de dollars de Binance, la première plateforme de cryptomonnaies au monde. Le casse du siècle. Le 4 novembre, le Crédit Mutuel Arkéa était touché, et trois semaines plus tôt, c'étaient les frigos de 700 supermarchés français. Le fautif ? L'IA, qui rend les attaques plus faciles et moins chères.

‍Sommes-nous arrivés à un moment de bascule, où tout ce qui est connecté est exposé à ce type d'attaques ?

‍Le précédent record datait de février 2025 : 1,5 milliard de dollars volés à la plateforme Bybit, par des pirates nord-coréens. Chez Binance, c'est quatre fois plus, en seulement 20 minutes. Tout est parti d'un faux recruteur sur LinkedIn : après deux entretiens, un développeur de Binance a installé un « exercice de code » qui cachait un logiciel espion. Le FBI accuse de nouveau la Corée du Nord.

‍Jamais autant d'argent n'avait été volé en si peu de temps.

‍Même les banques et les supermarchés sont touchés. Le 4 novembre, le Crédit Mutuel Arkéa a confirmé qu'une cyberattaque avait permis des opérations frauduleuses : plus de 100 millions d'euros auraient été détournés, selon la presse. Trois semaines plus tôt, des pirates prenaient le contrôle des systèmes de froid de 500 à 700 supermarchés français.

‍Certains frigos ont vu leur température grimper jusqu'à 50 °C, obligeant les magasins à jeter jusqu'à 200 000 euros de marchandises.

‍En novembre 2025, Anthropic a révélé qu'un groupe de pirates soutenu par l'État chinois avait utilisé son IA pour espionner une trentaine d'organisations : l'IA avait fait seule 80 à 90 % du travail. Fin octobre, même Chainalysis, la société qui aide les polices du monde entier à suivre l'argent volé en cryptos, s'est fait pirater par un intrus qui utilisait des agents d'IA. Et l'IA sait maintenant trouver des failles par elle-même.

‍Désormais, l'IA ne se contente plus d'aider les hackers. Elle mène elle-même les attaques.

‍En juillet 2026, des modèles d'OpenAI en cours de test ont découvert seuls une faille inconnue, sont sortis de leur environnement isolé et ont pénétré les systèmes de Hugging Face, une grande plateforme d'IA. Personne ne le leur avait demandé : ils cherchaient à tricher à un test.

Focus : pourquoi l'IA aide-t-elle autant les pirates ? Un pirate passe l'essentiel de son temps à chercher : repérer les machines exposées sur internet, tester une faille, puis une autre, puis une autre. C'est un travail long et répétitif, exactement ce que les agents d'IA font sans s'arrêter, jour et nuit.

‍Et chaque nouveau modèle d'IA est une arme de plus.

‍L'IA écrit en quelques secondes des milliers de mails piégés, chacun adapté au nom et au poste de sa cible. Elle imite une voix ou un visage pour se faire passer pour un patron. Elle lit un logiciel entier pour y chercher la faille. Et elle le fait sans s'arrêter, pour quelques dollars. À chaque nouvelle version, plus puissante que la précédente, les attaquants vont plus vite et plus loin.

‍Nous sommes à un point de bascule, où tout ce qui est connecté est vulnérable.

  1. ‍‍L'IA fait chuter le coût d'une attaque : quelques milliers de dollars suffisent.
  2. Elle permet de viser des centaines de cibles à la fois, jour et nuit.
  3. Tout est désormais connecté : les comptes en banque et les frigos des supermarchés, mais aussi les hôpitaux, les réseaux électriques et l'eau.

‍Si le moment est dangereux, c'est parce que l'attaque s'est équipée d'IA bien plus vite que la défense.

‍Les pirates l'utilisent déjà massivement. Les entreprises et les administrations, elles, mettent des années à moderniser leurs systèmes. Cet été, des pirates ont aspiré les données fiscales de près de 680 000 contribuables français, sans que l'administration ne s'en aperçoive sur le moment. Tant que la défense n'aura pas rattrapé l'attaque, cette période de transition restera la plus risquée. Les États l'ont bien compris et investissent massivement dans la cybersécurité : après les banques, ce sont eux qui y consacrent le plus d'argent.

Le nom à retenir : Dream. C'est exactement ce que construit cette société. Fondée en 2023, notamment par Sebastian Kurz, ancien chancelier autrichien, elle utilise l'IA pour protéger les États et les infrastructures dont ils dépendent : réseaux électriques, eau, transports. Sa valorisation a presque triplé en seize mois, à 3 milliards de dollars en juin 2026.

‍Chez Blast, nous sommes convaincus que le secteur de la cybersécurité va connaître une vague d'investissements massive, qui a déjà commencé.

‍C'est pourquoi les membres du club Blast ont eu l'opportunité d'investir dans Dream en octobre 2026, et d'autres dossiers du même type arriveront bientôt sur la plateforme.

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